Orchidées – stéréoscopie

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La chair des choses. 

(…) les orchidées, anthropomorphes – matière épidermique et veloutée des pétales, chiasme de leurs racines – nous laissent “médusés”. Elles ont cette séduisante monstruosité de la Gorgone, accusée ici par leur agrandissement, et évoquent l’effroi qui saisit lorsque nous scrutons quelque chose de l’ordre de la vie, de l’organique. Georges Bataille parle de “certaines orchidées grasses, plantes si louches qu’on est tenté de leur attribuer les perversions humaines les plus troubles”, ou encore “d’élégance du diable”et “d’odeur de la mort”. (2) Par un jeu d’échelle et par la stéréoscopie les fleurs semblent nous happer quand nous nous déplaçons devant elles et la vision en relief et le sentiment de très forte tactilité induit un rapport forme- espace- temps en interaction avec le corps du regardeur. 

(…) le vivant nous échappe, nous sommes face à l’insaisissable, face à l’énigme. Nous sommes réduits à ce regard dompté et désirant qui cherche une autre image derrière le montré et le vu.

C.L

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